le canal jusque là souterrain devient aérien

A Bornègre, les ingénieurs romains eurent à résoudre le problème du franchissement d'un ruisseau qui, en période de grosses crues, gonfle de façon spectaculaire avec un débit de 5 m3/s. Au moment des très fortes pluies,

l'immense gruyère souterrain que constitue le réseau karstique des garrigues d'Uzès déborde à plusieurs endroits : étang de

la Capelle,

fontaine d'Eure, Bornègre...

Le goufre de Bornègre recrache alors sa puissante cascade gonflant subitement le ruisselet à sec. Il fallait donc un ouvrage robuste pour supporter l'aqueduc et franchir le torrent .

le rivière de Bornègre vers le pont de l'aqueduc

Construit en grand appareil, le pont de Bornègre comporte 3 arches, dont une seule est entièrement visible aujourd'hui. Elles sont renforcées par des avant-becs en éperon qui lui permettent d'affronter les coups de boutoir des eaux sauvages.

Transformé en pont routier entre les X et XIIIèmes siècles, le pont, situé aux confins de

St Maximin

et

d'Argilliers,

a perdu son canal.

Les profondes ornières

laissées par les charrettes

témoignent de l'importante fréquentation de
ce passage.
A quelques mètres de là, le débouché de la portion souterraine de l'aqueduc, caché en partie par la végétation, est une très bonne illustration de la technique de construction de l'ouvrage.