Uzès garde plusieurs témoignages de l’époque où la ville était prise d’engouement pour le décor peint. Armoires polychromes, plafonds et murs peints, panneaux de bois richement décorés...
La ville bénéficiant très tôt des faveurs royales, fût élevée au rang de premier duché de France.
Le château-forteresse des comtes, puis Ducs d’Uzès arbore une façade de Philibert de l’Orme. L’église, détruite
pendant les guerres de religions, a conservé sa célèbre Tour Fenestrelle, campanile de style lombart du XIIème.
C’est dès le XVIIème siècle, avec la reconstitution de la cathédrale St Théodorit et de l’Evêché, que des
maîtres-artisans venus de l’extérieur, secondés par des ébénistes, ferronniers et peintres locaux introduisent l’art du décor peint à Uzès.
Les ateliers locaux forts des techniques mises au point par
leurs confrères florentins se perfectionnent, les poutres et les solives des riches demeures se couvrent de rinceaux et une tradition toute particulière se développe avec l’armoire d’Uzès.
La ravissante cathédrale consacrée à Saint Théodorit (XVIIIe) renferme un orgue prestigieux à double buffet qui a une particularité rare qu’il ne partage qu’avec l’orgue de Saint-Louis-des-Invalides : celle d’avoir une structure en
bois peint de gris et d’or encadrée de volets formant un paravent à quatre feuilles peints d’un riche décor de grottesques.
D’autres peintures murales décorent la nef de la cathédrale.
Plusieurs hôtels particuliers renferment des trésos picturaux. La plupart sont situés dans des propriétés privées qu’on ne peut visiter. Un exemple de ces décors peints est néanmoins visible dans le hall d’entrée de
l’Hôtel Dampmartin. ![]()